Comment aborder le sujet de la sodomie avec sa femme ?


Même si le constat ne se vérifie pas toujours, un homme se montre souvent ouvert à beaucoup de choses au lit, tandis qu’une femme reste plus craintive sur certaines pratiques, notamment à cause de freins psychologiques.

La sodomie, que ce soit l’homme sur la femme ou l’inverse, est le plus célèbre point de désaccord. Si vous le vivez, voici quelques idées pour en parler plus librement.

Arrêtez d’évoquer le sujet avec insistance ou pour rire

Si votre femme sent votre insistance pour essayer la sodomie et qu’elle la redoute, sa première réaction sera de se braquer et d’affirmer avec conviction son refus.

Si vous avez fini par tourner en dérision l’acte, comme si c’était le Saint Graal qu’elle ne vous accordera jamais, la discussion a tellement dévié que sa réalisation semble hors de sujet.

À la place, demandez-lui ce qu’elle en pense, ce qu’elle craint ou comment elle imagine les sensations. La projection est un bon début pour démystifier l’acte voire même, pour commencer à avoir envie de l’essayer.

Gardez l’acte propre et doux

Pour un homme, le fantasme, souvent sorti tout droit des films pour adultes qu’il aime regarder, est plein de fougue. Il s’imagine déjà s’activer pendant que sa femme approche le paradis, criant de plaisir.

Vous imaginez bien que la vision d’une femme qui n’a jamais voulu essayer est très différente. Il convient de la rassurer. Par exemple, ne parlez plus de pénétration avec votre sexe, mais d’insérer un doigt à l’aide de lubrifiant pour qu’elle découvre la sensation.

Évoquez aussi les sextoys pour l’anus comme un petit vibromasseur. La taille réduite et l’idée de ressentir des vibrations peuvent être de solides arguments pour la convaincre.

Oubliez le mot « sodomie »

Encore mieux, au lieu d’évoquer la sodomie, modifiez le sujet en parlant plutôt de préliminaires qui ne se concentrent pas que sur le vagin. En effet, à moins que l’anal ne lui semble repoussant, une femme craint principalement la douleur de la pénétration.

Essayez d’autres actes comme l’anulingus. Elle apprendra ainsi à avoir du plaisir avec autre chose que son sexe. Vous pouvez aussi glisser votre doigt pendant d’autres préliminaires ou un massage. Bien sûr, cela ne doit pas être une pénétration digitale rapide et non préparée car cela peut être douloureux.

Mettez-vous sur un pied d’égalité

Quand une femme refuse la sodomie, son meilleur argument est souvent de vous dire que ce n’est pas vous qui allez subir l’acte. Prenez-là à son propre jeu en acceptant d’inverser les rôles.

En effet, si vous êtes le premier dans le couple à essayer l’acte avec un doigt ou un sextoy et qu’elle vous voit l’apprécier, ses préjugés pourraient tomber.

Cette idée n’est bonne que si vous avez-vous-même envie de tenter cette expérience et si vous êtes un couple déjà ouvert sur les pratiques sexuelles moins courantes.

La sodomie n’est pas un passage obligatoire dans la sexualité d’un couple, mais elle amène de la diversité qui permet de combattre un peu la routine. Rares sont les refus catégoriques. Avec un peu de tact, de l’écoute et une progression en douceur, votre femme pourrait avoir envie de la pratiquer.