Que dit la recherche sur les femmes fontaines ?


Les éjaculations féminines ont toujours existé

Les femmes fontaines, les éjaculations féminines existent et ne sont pas un dysfonctionnement ou une particularité sexuelle d’une minorité de femmes. Ces phénomènes sont connus et ont été décrit depuis la nuit des temps. Il n’y avait pas de débat sur l’existence de l’éjaculation féminine, elle était considérée comme un fait incontestable de la vie. En outre, les propriétés scientifiques de l’éjaculat féminin ont été discutés par les plus grands esprits du monde antique.

La pornographie : seul média des femmes fontaines

Chercher des références aux éjaculations féminines dans les arts et les médias. Vous n’en trouverez quasiment pas. Le principal médiateur évoquant et montrant des éjaculations féminines est la production filmique pornographique.

De nombreux films pornographiques sont produits chaque année, représentant de grands volumes de liquide expulsés par l’urètre sous haute pression. Peut-être à cause de ces représentations parfois trompeuses de l’éjaculation féminine, ce sujet reste controversé ?

Il y a seulement deux livres consacrés exclusivement aux éjaculations féminines accessibles en France. Deux livres à caractère non scientifique, qui présentent une vision de l’éjaculation féminine subjective. Ces deux livres affirment et présentent des faits notamment scientifiques, comme prouvés, alors qu’il n’en est rien. Le liquide expulsé par les femmes fontaines n’est peut-être pas uniquement issu de la prostate féminine.

Deux livres, pas satisfaisants pour nous, accessibles.

Accessibles mais comment ? Dans les librairies de notre ville aucune n’avaient les livres en magasin. Nous avons du les commander. Ainsi comment une femme qui ignore cette réalité scientifique peut-elle tomber par hasard sur ces livres et apprendre qu’il y a des éjaculations féminines si les livres ne sont pas en librairie à porter de main. De plus les étagères sur la sexualité ne sont pas mises en valeur. Il faut se baisser, s’accroupir pour lire les titres des ouvrages. Ensuite admettons que le livre et le DVD de Deborah Sundahl soit en librairie visibles et feuilletables.

Un DVD d’éducation sexuelle non pornographique mais qui comporte néanmoins des scènes explicite consacré aux éjaculations féminines : Deborah Sundahl Le Point G et l’éjaculation féminine, Dvd Tabou 2007.

Vers quelle couverture êtes-vous le plus attiré ? Pourquoi en France a-t-on choisi de vendre le livre et le DVD en ayant recours à une photo pornographique ? Pourquoi en Allemagne la couverture ressemble à une sorte de traité sur le point G et l’éjaculation féminine ?

Pour la majorité des femmes et des hommes, la pornographie ôte malheureusement toute crédibilité quel que soit le sujet traité. De plus, peu de femmes sont attirées par ce type d’image. Trop suggestive. Trop criarde. A première vue, sans lire la préface, cette image nous revoit automatiquement à la pornographie. Beaucoup de femmes et d’hommes sont déjà rebutés par la pochette du livre et donc ne vont même pas le feuilleter. Ils passent à côté. La couverture allemande a choisi de mettre en avant l’aspect scientifique et anatomique du sujet. Un corps de femme allongé nu. C’est une couverture érotique qui nous renvoi à l’image de la Femme. Toutes les femmes se retrouvent dans ce corps d’anatomie féminine allongé nu. Toutes les femmes ne se retrouvent pas dans l’image de la femme au 7e ciel qui crie de plaisir malheureusement parce qu’il y a des femmes qui n’ont pas d’orgasmes. La pochette allemande englobe l’ensemble de la gente féminine.

Ainsi les éjaculations féminines en France sont étroitement liées à la pornographie. Peut être parce que justement elles ne sont pas montrées autrement que pornographiquement restent-elles encore un sujet de discussion aussi tabou et engendrent des préjugés ?

La prostate féminine existe-t-elle ?

Il n’y a pas d’études scientifiques expliquant le fonctionnement complet des éjaculations féminines. Les études sur la prostate et les éjaculations féminines sont récentes.

Il y a des essais au cours des 25 dernières années avec des résultats contradictoires. De nombreux essais ne portent seulement que sur de maigres échantillons, et certaines de ces recherches n’ont pas  de pairs qui auraient pu les réexaminer. Certaines études biochimiques analysant des échantillons d’éjaculat féminin ont identifié des niveaux élevés de phosphatase acide prostatique qui ne seraient pas retrouvés dans l’urine.

Les définitions que l’on peut lire sur les femmes fontaines sont confuses. Des études scientifiques existent et prouvent que les éjaculations féminines ne sont pas de l’urine, ni de la lubrification vaginale, ni de la lubrification vulvaire sécrété par les Glandes de Bartholin. Que le liquide éjaculé sort par l’urètre. Que ce liquide contient du liquide prostatique. La prostate féminine est reconnue depuis 2001 comme un organe fonctionnel. Son rôle exact dans l’expulsion de fluide par les femmes est encore à déterminer.

La prostate féminine n’est pas reconnue par tous. Il existe une controverse autour de son existence.
Pourquoi  des médecins, des gynécologues, des urologues ignorent la reconnaissance de l’existence d’une prostate chez la femme ?

Parce que les études scientifiques ne portent que sur des échantillons de femmes. La médecine a longtemps ignoré l’expulsion de liquide par certaines femmes et cela continue de nos jours.

Si on admet l’existence de la prostate féminine il paraît donc absurde de diviser la gente féminine en deux catégories les femmes naissant avec une prostate ou les femmes fontaines et les femmes naissant sans prostate ou les femmes non-fontaines.

L’origine du liquide expulsé n’est pas connue

L’éjaculat féminin à sa propre composition biochimique. Ce qui n’est pas étudié c’est son origine.
Le mystère de fabrication de l’éjaculat féminin reste entier. Seules des hypothèses avancent qu’il s’agirait d’urine extrêmement diluée mélangée aux sécrétions de la prostate féminine ou qu’il s’agirait de liquide uniquement prostatique. On ignore comment le corps d’une femme peut produire ce liquide.

Alors éjaculat purement prostatique ou urines diluées + éjaculat prostatique ?

Quel serait le rôle de l’éjaculation féminine ?

Pour certain l’éjaculation féminine n’a aucun rôle biologique. Nous ne pensons pas cela. Partant du principe que la nature n’a rien fait au hasard. Si les femmes naissent avec la capacité d’éjaculer un liquide prostatique c’est qu’il y a des raisons biologiques.

Dernièrement (depuis septembre 2009) c’est le biologiste et neurogénéticien Sharon Moalem qui avance l’hypothèse que l’éjaculation féminine : a une fonction unique dans la production d’une sécrétion dans l’urètre et offre une protection contre les infections du tractus urinaire (ITU).

Personne ne dément le fait que les femmes ayant des rapports sexuels sont plus sujettes à avoir des infections urinaires. De plus c’est évident que des glandes prostatiques qui sécrètent mais dont les sécrétions ne s’expulsent pas ça peut s’infecter. A cela nous rappelons les nombreux témoignages de femmes connaissant des éjaculations féminines et qui ont constaté qu’elles avaient beaucoup moins d’infections urinaires depuis qu’elles éjaculent.

L’éjaculation féminine n’a pas seulement un rôle orgasmique. En plus d’être un plaisir intense elle protège des infections urinaires. Ceci reste à prouver mais nous en sommes, avec d’autres docteurs, intimement persuadés.

Pourquoi n’y-a-t-il pas plus d’études scientifiques à grande échelle ?

Parce  qu’aujourd’hui la difficulté c’est que les standards de validation scientifique exigent un haut niveau de preuves, et donc de très gros budgets. L’industrie pharmaceutique est actuellement à l’origine de l’ensemble de la recherche médicale internationale. Elle laisse relativement libres les chercheurs, mais il faut que le sujet l’intéresse et puisse déboucher sur des avancées pharmacologiques et la mise sur le marché d’un nouveau médicament…

Ce n’est pas tant que le problème est nié par les médecins, les gynécologues ou les urologues mais qu’il est laissé à l’abandon pour ces raisons.

Les éjaculations féminines ne sont pas suffisamment étudiées pour des raisons d’intérêts financiers. Alors que cette étude concernerait la moitié de l’humanité que sont les femmes.

Agir pour faire avancer les recherches scientifiques

Pour les raisons avancées ci-dessus, l’A.F.D.F à son échelle et en fonction des ses moyens avec la collaboration de l’AIHUS (Association inter-hospitalo-universitaire de sexologie) mène une enquête savante au travers de questionnaires en vu de publications des résultats de ces enquêtes.

Les questions encore aujourd’hui sans réponses

Questions sans réponses qui nous l’espérons seront résolues un jour.